UN PLAIDOYER EN GUINÉE- Face au devoir de mémoire sur la Traite des Noirs UN PLAIDOYER EN GUINÉE- Face au devoir de mémoire sur la Traite des Noirs

A Conakry ce 8 avril, pour la déclaration de la traite des noirs et de l’esclavage crimes contre l’humanité. L’association internationale Mémoires & Partages en déplacement en République de Guinée dans le cadre d’un Séminaire de l’Ecole des Mémoires à l’invitation de l’Université Mercure International.

CONTEXTE

Dans un contexte national et international où il apparaît urgent et prioritaire de soutenir la fraternité et le partage des mémoires, le projet de reconnaissance de la mémoire de l’esclavage est un instrument au service des valeurs de réhabilitation, de résilience, de métissage et de diffusion d’une culture de la paix.

Le Sénégal, suite à l’audience accordée par le Président Abdoulaye Wade en février 2010, a voté la loi déclarant la traite des Noirs crime contre l’humanité du 27 avril 2010 . Le 27 avril est devenue, à cet effet, la journée nationale de commémoration de la traite des Noirs et de l’esclavage. La ville de Dakar est la première capitale africaine à respecter une telle célébration du souvenir de cette tragédie et des combats pour la liberté.

Néanmoins la traite des Noirs et l’esclavage semblent bannis de la mémoire de l’humanité. Celle de l’Afrique y compris. Pourtant le besoin de reconnaissance est grand tant le traumatisme est vivace. Un indispensable travail de mémoire dont l’Afrique ne peut être ni absente ni réduite à un second rôle, à défaut d’être à l’avant-garde de combat pour l’humanité.

LA RÉPUBLIQUE DE GUINÉE ET LE COMMERCE TRIANGULAIRE

Occupée par les Portugais, qui seront les premiers à y installer des comptoirs de traite, suivis par les Français, la République de Guinée-Conakry a été entre le 15e et le 19e siècle un haut lieu du commerce occidental des Noirs. Autour des fleuves Mellacoré, Rio Pongo et en pays Kissi, ont prospéré de florissants marchés aux esclaves (Faraniah, Kumbia ou Baliboko) qui ont approvisionné le commerce triangulaire occidental. Les travaux du professeur Ismael Barry, Boubacar Touré et Gilbert Iffono ont démontré que l’esclavage a perduré en Guinée jusqu’au début du 20e siècle.

LE SÉMINAIRE DE L’ECOLE DES MÉMOIRES

Les séminaires internationaux de l’Ecole des Mémoires ont vocation à diffuser une culture de la mémoire partagée. « Le sens de l’histoire dans les politiques publiques doit être une constante dans la gouvernance » selon son fondateur Karfa Sira Diallo.

Ce séminaire est l’occasion de lancer le plaidoyer pour une déclaration de la traite des noirs et de l’esclavage crimes contre l’humanité.

La stabilité politique, la résorption de la crise sanitaire et la présidence de l’Union Africaine sont une opportunité de reprendre le flambeau d’une gouvernance publique éclairée par les enjeux de l’histoire et de la mémoire du continent et de sa diaspora, de leurs rôles dans la conquête des droits et des libertés.

Sous le Haut Patronage du Ministère des Arts, de la Culture et des Sports, l‘Université Mercure International accueille le premier séminaire de l’Ecole des Mémoires en République de Guinée.

«L’Afrique et la Guinée face au devoir de mémoire sur la Traite des Noirs et l’Esclavage»

Samedi 8 avril 2017 à 09h

Hôtel Mariador Palace, à Ratoma Centre

Conakry (République de Guinée)

Karfa Sira DIALLO, Fondateur de l’association internationale Mémoires & Partages, « Les enjeux stratégiques de la qualification de l’esclavage comme crime l’humanité »

Martin MOURRE, Chercheur, «Droits humains, crime contre l’humanité et loi mémorielle : les qualifications juridiques de la traite négrière au Sénégal, 1848-2015 »

En compagnie d’universitaires et d’acteurs de la société civile.

Avec le soutien du Complexe Scolaire Saint-Georges, de Conakry Capitale Mondiale du Livre,du  Ministère des Arts, de la Culture et des Sports et du Musée National.

Renseignements et inscriptions: memoires.partages@gmail.com

Patrick Carl

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