VIDÉO – « La condition noire aujourd’hui », l’historien Pap Ndiaye ouvre le Black History Month VIDÉO – « La condition noire aujourd’hui », l’historien Pap Ndiaye ouvre le Black History Month

LA CONFÉRENCE INAUGURALE DU BLACK HISTORY MONTH BX – C’est face à la violence de la ségrégation que femmes, enfants et hommes subissaient aux USA, qu’est née l’étincelle des combats pour les droits civiques : le Black History Month.

[] – Violences policières, Black Lives Matter, Racisme d’Etat, Black History month, intersectionnalité, Black Lives Matter, discriminations,
excision, non-mixté, inégalités, émancipations, vestiges de l’esclavage, combats mémoriels, esclavage au Maghreb : les polémiques récentes ont placé les populations d’ascendance Africaine au-devant de la scène publique. Ces expériences sociales sont-elles irrépressibles et déterminées uniquement par la couleur de la peau ?

Pour croiser les Regards Pluriels sur ces violences, l’historien Pap Ndiaye* nous entretient de l’actualité de ces expériences.

Interrogé par Karfa Sira Diallo, délégué général et fondateur du Black History Month Bordeaux. En compagnie de Halimata Fofana, écrivaine engagée dans le combat contre les violences faites aux femmes à qui le Trophée Mémoires Partagées a été décerné à cette occasion.

PAP NDIAYE- Professeur des universités à l’Institut d’études politiques de Paris (histoire nord-américaine), Pap Ndiaye est spécialiste d’histoire sociale des Etats-Unis, particulièrement des minorités. Il s’intéresse également aux situations minoritaires en France (histoire et sociologie des populations noires). Normalien, agrégé et docteur en histoire, diplômé de l’université de Virginie (M.A.), il a enseigné en France (EHESS) et aux Etats-Unis (université de Pennsylvanie, New York University, Northwestern University). Il travaille actuellement à une histoire mondiale des droits civiques au 20e siècle, en envisageant cette question dans une perspective transnationale.

Quelques citations de Pap Ndiaye à l’occasion de cette conférence inaugurale à Bordeaux: 
« Quel que soit votre lien avec l’Afrique, supposons même que vous n’en ayez aucun, il y a une chose dont vous ne pourrez jamais vous défaire c’est que l’Afrique a genoux, c’est vous qui serez à genoux. Tant que l’Afrique sera à genoux, la diaspora africaine sera à genoux. « 
« Le bhm c’est d’une manière de dire à ses enfants que l’Afrique est debout »
« Le Black History Month est au carrefour d’un courant qui insiste sur l’universel et l’invisible et d’un autre qui insiste sur la visibilité »
« À la fois la visibilité et l’invisibilité : c’est ce qui traverse le Black History Month »
« Martin Luther King était dans la tradition de W.E.B. Du Bois : tout le monde devait s’asseoir à la table de l’égalité »
« Le Black History Month est célébré chaque année aux États-Unis par le Président, par les hauts fonctionnaires de l’Etat »
« En France, le racisme envers les Noir.e.s est un racisme de mépris et d’exploitation »
« L’histoire des Noir.e.s américain.e.s est liée à de grandes victoires. En France, c’est plus difficile. C’est plutôt une histoire de défaites. Il faut re-susciter une histoire positive »

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Patrick Carl

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