DARWIN – Esclavage et identités noires au Maghreb (17 au 30 mai) DARWIN – Esclavage et identités noires au Maghreb (17 au 30 mai)

EXPOSITION – PERFORMANCE – CONFÉRENCE -Dans le cadre du Mois des mémoires des résistances et de l’abolition de l’esclavage colonial, Mémoires & Partages explore un pan oublié de l’histoire.

Souad El Maysour et Chouki El Hamel sont les grands témoins de cette première exploration citoyenne et militante des héritages de l’esclavage au Maroc.

En partenariat avec Darwin, l’éco-système de la Caserne Niel, des expositions et conférences vont rythmer la 2e quinzaine du mois de mai.

Au-delà de l’abolition, ces journées devraient engager une réflexion générale sur l’ensemble de la mémoire de l’esclavage si longtemps refoulée. L’occasion aussi de s’interroger sur la façon dont cette mémoire peut trouver sa juste place dans nos sociétés. La volonté enfin de développer la connaissance de cette tragédie. Enrichir notre savoir c’est le moyen de rétablir des vérités.

L’objectif, pour Karfa Sira Diallo, directeur de Mémoires & Partages, est « de révéler les violences et dominations sous-jacentes qu’elles soient en Occident ou en Orient, de défendre la liberté par le marquage de notre fidélité aux luttes pour l’égalité ».

Cette année, Mémoires & Partages a choisi de placer ces journées autour de la traite des noirs au Sahara et ses conséquences dans le sort des migrants aujourd’hui. Cette question a peu été abordé dans les mobilisations citoyennes. Pourtant la Méditerranée fut marquée longtemps par l’esclavage. Aujourd’hui c’est par là que partent les migrants qui cherchent à gagner l’Europe et ne font parfois que s’y échouer sans vie.

Notre métropole, Bordeaux, est un lieu de mémoire de la traite des noirs et de l’esclavage colonial. Premier port colonial et deuxième port négrier, Bordeaux porte les stigmates d’hier et accueille de nombreux migrants aujourd’hui.

Partir de ce constat permet de mettre en avant des trajectoires de vies des esclaves d’hier, des migrants d’aujourd’hui que nous pourrons comparer : le déracinement des pays d’origine, l’implantation dans un autre territoire, la difficulté à conserver sa culture mais aussi la possibilité de la transmettre ou de participer à la production de référents (littéraires, musicaux, culturels…) métissés dans le pays d’accueil. Partir de ces déplacements permet aussi de mettre en avant des territoires qui parfois ont connu hier l’esclavage et aujourd’hui des vagues de migrations plus ou moins bien acceptées.

C’est donc quelques-uns de ces parcours qui seront mis en lumière à travers différentes activités qui auront lieu du 3 au 30 mai autour de la thématique : « le Sahara face à l’esclavage ».

Patrick Carl

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